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Le blogueur est reviendu

IMG_3300Une longue absence de ma part. Je m’en excuserais bien, mais non, c’était de très belles vacances. J’ai failli à ma promesse par contre : lors de mon passage à Paris, je n’ai pas essayé le Vélib. D’abord, il faisait froid. En fait, je n’étais pas du tout habillé pour ça (en fait, il me manquait cruellement de gants) et la température parisienne faisait des siennes bien désagréables.

Par contre, les Parisiens toujours chics et cool se promenaient sur leurs magnifiques vélos de ville, l’écharpe au vent et le bonheur au visage. Même au fameux rond-point de l’Arc de Triomphe, les cyclistes se moquaient de la circulation automobile avec le consentement des conducteurs. J’étais très loin de Québec et très proche de l’état de grâce.

Petit lien internet rigolo pour vous, cette fois-ci sur le Bike Blog du quotidien britannique The Guardian. Ils ont demandé aux lecteurs de leur envoyer leurs photos des pires pistes cyclables (ou du moins des plus absurdes). Il y a plein de beaux exemples qui battent même la piste bleue de la Pente-douce coupée par un terre-plein.

À bientôt.

Moi aussi j’ai pris le Bixi (ça doit faire de moi quelqu’un de cool)

Tout a déjà été dit sur le Bixi, les vélos libre-service de Montréal. Mais évidemment, ça ne veut pas dire que je ne peux pas tout redire dans des mots à peine différents.

Samedi dernier, à la faveur de mon presque-retard à une réunion à Montréal, j’ai décidé d’éviter le métro pour me lancer dans la trafic montréalais avec-pas-de-casque-sur-mon-Bixi. Expérience enrichissante. D’abord, j’ai dû me familiariser avec la bête en aluminium fabriquée par DeVinci. Diable, c’est lourd un Bixi! Grâce à ses gros pneus ballounes bien mous, ça ne roule pas tellement vite non plus. Là n’est pas le but, évidemment : il s’agit d’un vélo d’utilité, fait pour des courts déplacements (et par le fait même éviter le vol).

La position est on-ne-peut-plus droite ce qui rend la visibilité très bonne dans la circulation, mais qui ralentit encore davantage le tank. Le guidon ne tourne que de quelques degrés de chaque côté, ce qui pourrait surprendre un cycliste urbain expérimenté. J’ai trouvé que ça pouvait restreindre un peu trop la mobilité dans un bouchon bien dense. Autrement, la conduite est assez solide et très, très prévisible. Je ne ferais peut-être pas confiance au Bixi à haute vitesse, mais les probabilités qu’elles soient atteintes sont minimales.

Côté mécanique, c’est assez béton. La transmission à trois vitesses Shimano Nexus est solide, pas très rapide, mais définitivement pratique. En étant une transmission interne au moyeu arrière, aucun dérailleur ne peut être endommagé par un usager peu consciencieux. Les trois vitesses m’ont semblé suffisantes pour se promener en ville du moment que les jambes sont en forme. J’ai essayé de monter la pente entre Ste-Catherine et Sherbrooke sur Sanguinet. Rien de majeur comme côte, mais un cycliste pas trop expérimenté aurait trouvé le défi de taille.

Les freins suivent une logique semblable à la transmission interne : les tambours sont fonctionnels et non apparents. J’ai redescendu la même côté, sous la pluie de surcroît. Les freins m’ont semblé bien efficaces et inspirent confiance.

Reste le coût. Pour un court trajet, il m’a fallu débourser 5$. En fait, les 5$ couvrent la journée complète et les trajets de moins d’une demi-heure sont gratuits. Est-ce cher? Oui et non. Pour avoir un vélo entretenu sous la main qu’on peut laisser où on veut, c’est abordable. Si on pense l’utiliser plus souvent, un abonnement peut-être acheté.

Par contre, je ne peux m’empêcher de penser à l’agrément qu’un vélo usagé de 100$ peut procurer par rapport à un tank Bixi. Un vieux « 10 vitesses » avec des bon pneus, un dérailleur ajusté et des freins retapé ne risque pas trop d’attirer la convoitise des voleurs et se déplace avec beaucoup plus d’aisance. Certes, le Bixi est un accessoire de mode (sinon, Curieux Bégin ne l’utiliserait peut-être pas), le vieux 10 vitesses l’est un peu moins.

Ce que j’accorde au Bixi sans hésitation, c’est l’engouement très positif qu’il crée pour le cyclisme urbain. Il remet le vélo de ville à la Une et amène une nouvelle tranche de la population à rouler. Ça peut juste être bon.

En définitive, j’ai trouvé mon tour de Bixi plus drôle qu’inspirant. Rouler en tank à deux roues pas-de-casse dans le trafic était sympathique et quand même beaucoup plus efficace que la marche ou même le métro. Je compte m’en servir encore à l’avenir lors de mes visites dans la Métropole ™. Je compte d’ailleurs le comparer avec le Vélib de Paris dès cet automne. À suivre.